Bmw motogp : quel est son impact positif ?
BMW, déjà présente en endurance et superbike, veut entrer dans le MotoGP, la plus grande compétition de moto. Il cherche &...
S'il y a une moto qui a rebattu les cartes du segment sportif, c'est bien elle. Quand BMW a sorti la S 1000 RR en 2009, l'Allemagne, plutôt connue pour ses routières et ses trails, est venue jouer dans la cour des hypersportives japonaises et italiennes, et l'a fait avec brio. Homologuée route mais pensée pour le circuit, elle est rapidement devenue une référence en matière de performances et de technologie.
Cet article est pour toi si tu rêves de cette machine, si tu hésites à passer le cap, ou si tu veux juste comprendre ce qui fait sa réputation. Je te parle prix, puissance, équipement, et je te donne aussi les retours d'utilisateurs, défauts compris, parce qu'une moto à plus de 20 000 € mérite qu'on en parle honnêtement.
Le tarif de base d'une BMW S 1000 RR tourne autour de 20 000 à 21 000 € en France, et varie selon les marchés (environ 17 000 $ aux États-Unis, 18 000 $ au Canada). Ce prix peut bouger selon les options, les taxes, et les frais de transport et de préparation. Comme toujours sur ce segment, le tarif affiché n'est qu'un point de départ.
Car la facture grimpe vite avec les packs. BMW propose plusieurs ensembles optionnels, comme le pack M, le pack Dynamic, le pack Race ou le pack carbone, qui ajoutent des équipements haut de gamme : roues en carbone, suspensions électroniques, échappement en titane, pièces carbone, etc. Ces packs coûtent généralement entre 1 000 et 4 000 € selon le contenu. À ça s'ajoutent les accessoires individuels, béquilles de montage, kits chauffe-pneus, coques de selle, repose-pieds, qui vont de quelques dizaines à plusieurs centaines d'euros. Mon conseil de mécano : avant de cocher des cases, demande-toi ce que tu vas vraiment exploiter. Les roues carbone sur une moto qui ne verra jamais un circuit, c'est de l'argent qui dort.
Cela dit, le rapport qualité-prix reste très cohérent pour qui cherche une sportive de haut niveau. La S 1000 RR se situe dans la même gamme tarifaire que ses concurrentes directes, la Ducati Panigale V4, la Kawasaki Ninja ZX-10R, la Yamaha YZF-R1 ou la Honda CBR1000RR-R Fireblade. À ce niveau de performance, elle ne se paie pas plus cher que les autres, et c'est déjà un argument.

Côté puissance pure, la S 1000 RR est tout en haut du panier sportif de la marque. Son quatre cylindres en ligne de 999 cm³ développe environ 210 chevaux à 13 500 tr/min et un couple de 113 Nm. Elle file à plus de 300 km/h et abat le 0 à 100 km/h aux alentours de 3,1 secondes. Bref, des chiffres qui placent la barre très haut.
Pour situer dans la gamme BMW : le roadster M 1000 R, dérivé de la RR, joue dans les mêmes eaux de puissance mais avec un esprit plus routier et une position relevée. La routière de luxe K 1600 GTL, avec son six cylindres en ligne de 1 649 cm³, mise plutôt sur le confort avec 160 chevaux. Et la fameuse R 1250 GS, le trail polyvalent star de la marque, propose 136 chevaux avec son bicylindre à plat. Trois philosophies différentes, mais quand on parle de sport pur et de puissance brute, c'est la RR qui mène la danse.
Ce qui fait sa force, ce n'est pas que les chiffres. La S 1000 RR embarque des technologies qui font vraiment le boulot : la distribution variable ShiftCam, qui optimise le couple à bas régime tout en libérant la puissance en haut, et le contrôle de traction DTC, qui garde la moto stable quand ça envoie fort. C'est cette combinaison de cavalerie et d'électronique pointue qui lui permet de rivaliser avec les meilleures sportives du marché.
Au-delà de la fiche technique, la RR coche les cases qui comptent pour une vraie sportive. Trois éléments font la différence.
Le moteur, d'abord. Ce quatre cylindres en ligne refroidi par eau et huile est un bijou de souplesse et de rage. Le ShiftCam lui donne du couple exploitable à bas régime, ce qui le rend étonnamment vivable, et le Shift Assist Pro permet de passer et rétrograder les rapports sans toucher à l'embrayage ni couper les gaz. Sur circuit comme sur route, ça change la vie.
Le châssis ensuite. Cadre périmétrique en aluminium pour une rigidité optimale et un poids contenu, suspensions électroniques qui s'adaptent aux conditions, et freinage doté de l'ABS Pro, qui gère même le freinage en angle. C'est ce qui rend la moto précise et rassurante quand le rythme monte.
Le design enfin. Lignes affûtées, optiques LED, bulle haute qui protège correctement du vent, et ailettes aérodynamiques qui génèrent de l'appui à haute vitesse. L'ensemble n'est pas que là pour le style : ça participe à la stabilité. Disponible en plusieurs coloris, dont la livrée blanc-rouge-bleu qui rappelle les couleurs de BMW Motorsport.
Et puis il y a le palmarès, qui ne ment pas. La S 1000 RR a accumulé les titres et victoires dans les plus grandes compétitions : championnat du monde Superbike, Endurance, Tourist Trophy de l'île de Man, 24 Heures du Mans Moto. Elle a été pilotée par des pointures comme Tom Sykes, Eugene Laverty, Michael Dunlop ou Kenny Foray. Quand une moto gagne autant, ce n'est pas du marketing, c'est que la base est saine. Et pour le pilote, ça se traduit par un potentiel énorme et des modes de conduite qui permettent d'ajuster moteur, châssis et aides électroniques selon la piste et les envies.

Les retours des propriétaires sont globalement très bons, avec des notes élevées. Mais les avis honnêtes pointent aussi quelques défauts, et c'est ça qui est utile avant d'acheter. Voici deux témoignages représentatifs.
Un utilisateur nommé Buck77 a attribué 18/20 sur route et 17/20 sur piste à sa S 1000 RR de 2010. Il a salué le freinage, la position de conduite, le moteur, l'ABS, le shifter, le DTC, la maniabilité et la légèreté. En revanche, il a regretté la béquille latérale trop petite, le peu de place sous la selle, des commandes mal placées, une bulle un peu basse, et une moto qui chauffe vite en ville. Son avis complet est consultable sur Moto-Station.
Plus récemment, Jean-Baptiste Rozain a essayé la version 2023 et a été bluffé par ses performances. Il a aimé le moteur explosif, le châssis rigide, le design agressif, les ailerons qui apportent de la stabilité et la bulle rehaussée plus protectrice. Ses reproches : une position de conduite pas assez racing à son goût, un feeling perfectible au rétrogradage, et un léger manque d'agilité. Son essai détaillé est disponible sur Actumoto.
Au final, la S 1000 RR reste une sportive d'exception, aussi à l'aise sur circuit que sur une belle départementale. BMW la fait évoluer régulièrement, avec à chaque génération un travail sur l'aérodynamique, l'électronique et la géométrie pour gagner en efficacité. Ses petits défauts (chauffe en ville, confort relatif) sont le lot de toute hypersportive, et largement compensés par ce qu'elle offre dès que la route se libère. Une moto de rêve, oui, mais une moto de rêve qui tient ses promesses une fois sur la piste.
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