Kit anti crevaison : le meilleur kit pour la moto !
Lorsqu'on roule à moto, pour affronter sereinement certaines pannes, il est important de s'équiper d'un certain nombre d'accessoires. Pa...
Un casque modulable homologué pour rouler ouvert, ça existe, mais c'est loin d'être la norme sur le marché. La plupart des modulables vendus aujourd'hui sont avant tout des intégraux dont la mentonnière se relève pour le confort à l'arrêt. Si vous voulez vraiment circuler mentonnière relevée sans sortir du cadre, il faut un modèle marqué P/J. Le reste, c'est du vent commercial.
Je vois passer la question presque à chaque sortie de club. Un copain qui vient d'acheter son premier modulable, un autre qui s'interroge sur ce qu'il peut faire en touring, un troisième qui ouvre sa mentonnière au péage et demande si c'est bon ou pas. La réponse tient en trois lettres sur une étiquette, mais derrière ces trois lettres, il y a tout un choix à faire : le vôtre.
Dans ce guide, je vais droit au but. Ce que veut dire une homologation modulable P/J, comment la repérer sans se faire avoir, quels modèles tiennent la route selon votre budget, et surtout ce qu'il faut regarder au-delà de la fiche technique. J'ai démonté, testé, porté plusieurs modulables en usage quotidien et en voyage. Je vous dis ce qui compte vraiment.
Oui, mais uniquement avec un modèle homologué double P/J. Point. Un modulable classique, marqué seulement P, est conçu pour être porté fermé en roulant. La mentonnière relevable sert alors pour la pause, la station-service, le péage ou un contrôle. Rien de plus. La nuance est importante parce qu'elle n'est pas évidente en magasin. Vu de l'extérieur, deux casques modulables se ressemblent. Ils se relèvent, ils ont le même look, ils sont parfois vendus au même prix. Mais l'un a passé les tests d'homologation dans les deux positions, et l'autre non. C'est tout ce qui sépare un usage légal mentonnière ouverte d'un usage qui n'en est pas un.
Concrètement, je regarde trois choses avant de valider un achat. L'étiquette cousue dans la jugulaire, parce que c'est là que figure le marquage réel du casque. La notice, parce qu'elle précise les usages prévus par le fabricant. Et la fiche du modèle, en croisant avec une source fabricant, pas seulement une fiche vendeur. Si un de ces trois points cloche ou reste flou, je passe mon chemin. Parmi les modèles récents qui jouent vraiment la carte P/J, on retrouve le Shoei Neotec 3, le Schuberth C5, l'AGV Tourmodular, le LS2 Advant X et le Shark OXO. La liste n'est pas exhaustive et les déclinaisons varient selon les marchés. Vérifiez toujours la version précise du casque que vous recevez, pas seulement le nom.
Un casque modulable, c'est un casque à mentonnière articulée. Fermée, elle protège comme un intégral. Ouverte, elle libère le visage, plus ou moins selon le système : classique qui bascule sur le dessus, ou flip-up intégral qui remonte à 180 degrés à l'arrière du casque. Le principe est le même, le confort d'usage pas forcément. C'est un format qui rend la vie plus simple au quotidien. Je m'en sers surtout en trajet urbain et en voyage, rarement en sortie dynamique. Quand je pars une semaine avec le club et qu'on s'arrête toutes les deux heures, relever la mentonnière à chaque pause plutôt que retirer le casque, ça change la journée. Pareil aux feux en ville, pour parler à un autre motard, ou quand on porte des lunettes de vue et qu'on préfère éviter le jeu permanent entre branches et mousses.
À qui ça convient ? Aux motards qui multiplient les arrêts, aux porteurs de lunettes, aux rouleurs longue distance équipés d'un intercom, aux scootéristes qui veulent plus de protection qu'un jet. À qui ça convient moins ? Aux pratiques sportives, aux gros rouleurs autoroutiers sensibles au bruit, à ceux qui veulent le casque le plus léger possible. Un modulable, c'est un compromis assumé. Il faut savoir pour quoi on l'achète.

La norme de référence en Europe, c'est ECE 22.06. Elle remplace progressivement l'ancienne 22.05 depuis plusieurs saisons et durcit les tests, notamment sur les impacts à vitesses variées et sur la rotation. Un casque neuf homologué 22.06 est aujourd'hui la base. Si vous tombez sur du stock ancien affiché 22.05, le produit est encore commercialisable dans certains cas, mais le cadre de test n'est pas le même. À choisir, je prends le plus récent.
Ensuite, la lettre. Elle dit pour quel usage le casque est validé. P comme Protective, ça couvre la position intégrale, mentonnière verrouillée fermée. J comme Jet, ça couvre la position ouverte. Un modulable marqué seulement P n'est homologué qu'en position fermée, même si sa mentonnière se relève. Un modulable marqué P/J est validé dans les deux. C'est cette deuxième lettre qui autorise l'usage ouvert en roulant.
Je précise un point qui revient souvent au club. L'homologation ne dit rien sur le confort, le bruit, la qualité de la visière ou la durabilité du mécanisme. Elle certifie un niveau de sécurité minimal dans des conditions de test. Un casque peut être parfaitement homologué et rester désagréable à vivre. L'inverse existe aussi. Le certificat est un filtre d'entrée, pas un gage de satisfaction.
Le bon réflexe en boutique, c'est de demander à voir l'étiquette du casque. Elle est cousue dans la jugulaire, côté intérieur. Vous y lisez la norme, la ou les lettres d'usage, et le numéro d'homologation. Si le vendeur ne sait pas ou esquive, insistez ou changez de crémerie. C'est une information de base, pas un détail technique.
Le modulable gagne dès que l'usage devient varié. Ville et route, trajets avec arrêts, voyages à plusieurs, communication par intercom, port de lunettes de vue. Il simplifie tout ce qui se passe en dehors du pilotage pur. C'est là son vrai terrain.
L'intégral reprend la main dès que ça va vite ou longtemps dans la même position. Sur autoroute à allure soutenue, il est généralement plus silencieux, plus stable dans le flux d'air, plus léger à poids égal de finition. En sortie sportive, même combat. Ma MT-09, je la roule avec un intégral quand je sais que la journée sera routière et rapide, et avec un modulable quand c'est un mix route-pauses-visites.
Le jet reste pertinent en usage urbain pur, à basse vitesse, en scooter typiquement. Il ne joue pas dans la même ligue côté protection. Si vous hésitez entre jet et modulable P/J pour des trajets quotidiens en ville mais avec un peu de voie rapide de temps en temps, le modulable est plus polyvalent sans débat.
Le premier point, c'est la praticité brute. Vous relevez la mentonnière, vous parlez, vous buvez, vous enfilez ou retirez vos lunettes, vous repartez. Sur une sortie club avec pauses café toutes les 150 kilomètres, on gagne un temps considérable par rapport à un intégral qu'il faut enlever à chaque fois.
Le deuxième, c'est le confort d'enfilage. Passer un intégral avec des lunettes de vue, c'est une gymnastique. Avec un modulable, on ouvre, on enfile, on ferme. Simple. C'est aussi plus agréable si on porte des boucles d'oreilles, une barbe fournie, ou si on a juste horreur de l'effet compression au moment d'enfiler.
Le troisième, c'est l'intégration de l'intercom. La plupart des modulables haut et milieu de gamme prévoient des emplacements dédiés pour un Sena, un Cardo ou un système maison. L'accès aux haut-parleurs et au micro est souvent mieux pensé que sur un intégral équivalent.
Premier point, le poids. Un modulable pèse souvent entre 1,6 et 1,9 kg selon les modèles. Un bon intégral premium descend sous 1,5 kg. Sur huit heures de route, ces 200 grammes, on les sent dans la nuque.
Deuxième point, le bruit. Le joint de mentonnière et le mécanisme ajoutent des points de fuite potentiels. À allure modérée, l'écart est contenu. Dès qu'on passe 120 km/h sans bulle, un modulable moyen devient plus sonore qu'un intégral équivalent. Les bonnes références compensent par une étanchéité acoustique soignée, mais ça reste un poste à surveiller.
Troisième point, le mécanisme. C'est une pièce mobile, donc un point d'usure. Sur la durée, un modulable mal soigné développe du jeu, un bruit de clic moins franc, parfois un verrouillage hésitant. En atelier, on se rend vite compte que les marques sérieuses tiennent mieux dans le temps. C'est aussi là que le premier prix montre ses limites.

En usage urbain, la priorité va à la facilité. Manipulation de la mentonnière avec des gants, poids contenu, champ de vision, ventilation à basse vitesse. Le LS2 Advant X coche beaucoup de cases pour un budget mesuré. Le Nolan N100-6 propose un compromis cohérent si vous voulez un peu plus de finition sans taper dans le premium. Le Shark OXO mérite un œil pour qui cherche un modulable orienté usage ouvert assumé, sous réserve de vérifier la version et le marquage à la réception.
Le piège, dans ce profil, c'est d'acheter trop riche. Un Neotec 3 en ville, c'est un excellent casque qui devient encombrant pour des trajets de dix minutes. Si vous enchaînez surtout des petits parcours, mieux vaut un modèle moins ambitieux mais agréable à enfiler et retirer vingt fois par jour.
Là, on monte d'un cran. Le Shoei Neotec 3, le Schuberth C5 et l'AGV Tourmodular sont les références qui tiennent la corde. Le Schuberth C5 est souvent cité pour son silence de fonctionnement et son environnement intercom intégré avec le module SC2. Le Shoei Neotec 3 joue la valeur sûre premium, aboutie sur la finition et la polyvalence. L'AGV Tourmodular mise sur le voyage avec une approche construction et ergonomie orientée longues distances.
Entre ces trois, le vrai juge de paix c'est votre tête et votre moto. Un casque loué comme silencieux par un copain peut devenir sifflant derrière votre bulle à vous. Les turbulences dépendent de la hauteur de la bulle, de la position de conduite, de la taille du pilote. À ce niveau de prix, entre 600 et 850 euros selon les versions et les finitions, on ne se prive pas d'un essayage long et sérieux en magasin.
Entre 300 et 500 euros, le HJC RPHA 91 est régulièrement cité comme un des meilleurs rapports finition/équipement du marché. Le Nolan N100-6 tient sa place ici aussi. Le Scorpion EXO-TECH EVO et le LS2 Advant X élargissent la sélection pour ceux qui cherchent un modulable sérieux sans viser le haut du panier.
Dans cette tranche, je conseille de trier sur trois critères concrets. Qualité du mécanisme de mentonnière, parce que c'est ce qui vieillit le plus vite. Niveau sonore perçu, parce qu'on y passe des heures. Disponibilité des pièces et des intérieurs de rechange, parce qu'un casque qu'on ne peut pas entretenir, c'est un casque qu'on remplace trop vite.
L'erreur numéro un, c'est d'acheter un modulable pour la promesse de rouler ouvert, puis de découvrir qu'on ne le fait jamais. Beaucoup de motards pensent qu'ils vont exploiter la position jet au quotidien, et en pratique ils roulent fermé 95 % du temps parce que c'est plus confortable, plus silencieux, plus protecteur en cas de chute. Si c'est votre cas, un bon intégral aurait été plus cohérent.
L'erreur numéro deux, c'est de prendre la mentonnière pour un argument absolu. Un casque comme le Roof Boxxer 2 a un design très marqué et une vraie personnalité, mais il doit être choisi pour ce qu'il est, pas comme un passe-partout. Pour le même budget, on trouve des casques plus classiques souvent plus polyvalents.
L'erreur numéro trois, c'est de négliger le bruit. Je l'ai vu chez un pote du club qui avait pris un modulable milieu de gamme pour faire des trajets de deux heures sur autoroute. Au bout de trois sorties, il ne supportait plus. Bouchons d'oreilles obligatoires, sinon migraine garantie. Un casque modulable moyen sur autoroute, ça fatigue. Il faut le savoir avant.
L'erreur numéro quatre, c'est de sous-estimer la compatibilité avec les lunettes et l'intercom. Les fiches produit disent souvent que tout rentre. En pratique, des mousses trop fermes compriment les branches, et un emplacement intercom mal dimensionné oblige à bricoler la fixation. Essayez avec vos lunettes, pas celles du voisin. Et si vous avez déjà un intercom, prenez-le en magasin pour vérifier l'insertion.
Le marquage d'abord. Étiquette dans la jugulaire, norme ECE 22.06, lettre P/J si vous visez un usage ouvert. Ensuite la notice, qui précise les conditions d'utilisation prévues par le fabricant. Enfin la fiche technique officielle, à croiser avec celle du vendeur. Si les trois sources ne disent pas la même chose, il y a un souci.
Je regarde aussi, dans le même temps, la disponibilité des intérieurs de rechange, des écrans de remplacement, la présence d'un Pinlock fourni ou en option, l'emplacement prévu pour un intercom et le type de système de fermeture de la jugulaire. Double-D ou micrométrique, c'est une question de préférence, mais ça change l'ergonomie au quotidien.
Le casque doit serrer uniformément, sans point dur immédiat. Une fois enfilé, on bouge la tête de gauche à droite, de haut en bas. Si le casque tourne sur votre crâne, il est trop grand. Si vous avez mal au front au bout de deux minutes, il est trop petit ou la forme ne correspond pas à votre tête. Chaque marque a sa forme interne, ovale, ronde, intermédiaire. C'est pour ça que deux casques de même taille peuvent donner des sensations très différentes.
Ensuite, on teste la mentonnière. Ouverture et fermeture avec des gants, pas à mains nues. Verrouillage net, sans jeu. Pare-soleil fluide. Visière qui se ferme avec un clic franc. Un mécanisme mou en magasin ne s'améliore pas après 5 000 kilomètres.

P/J veut dire que le casque est homologué en position fermée (P, intégrale) et en position ouverte (J, jet). C'est la double homologation qui autorise l'usage mentonnière relevée en roulant. Un modulable marqué seulement P ne doit être roulé que fermé.
Non, loin de là. La majorité des modulables sur le marché sont homologués P seul. La mentonnière sert alors pour les arrêts, pas pour la circulation. Il faut vérifier le marquage précis du modèle avant d'en tirer des conclusions.
Pour une pratique autoroutière régulière, pour la piste ou les sorties sportives, et pour les motards sensibles au bruit et au poids. À finition équivalente, un intégral reste plus silencieux, plus léger et plus stable dans le flux d'air.
Un modulable pensé pour un usage quotidien ou touring fait généralement mieux qu'un intégral, parce qu'on enfile le casque mentonnière ouverte sans tordre les branches. Shoei Neotec 3, Schuberth C5 et HJC RPHA 91 s'en sortent bien. Essayez avec vos propres lunettes, c'est le seul vrai test.
À gamme équivalente, souvent oui, légèrement. Les jointures de mentonnière ajoutent des sources de turbulence. Les références premium comme le Schuberth C5 ou le Shoei Neotec 3 atténuent bien l'écart, mais il ne disparaît pas totalement.
Comptez 300 à 500 euros pour un intermédiaire sérieux (HJC RPHA 91, Nolan N100-6, LS2 Advant X), et 600 à 850 euros pour le haut de gamme (Shoei Neotec 3, Schuberth C5, AGV Tourmodular). En dessous de 200 euros, on trouve des modèles homologués mais le mécanisme, le bruit et la finition s'en ressentent vite.
Un casque modulable homologué pour rouler ouvert, c'est d'abord une question de marquage. P/J ou rien. Tout le reste vient après, mais ne passe jamais devant.
Ensuite, on choisit selon sa pratique. Ville et petits trajets, on vise la praticité et le poids. Route et voyage, on regarde le bruit, le maintien et l'intégration intercom. Autoroute régulière, on compare honnêtement avec un bon intégral avant de signer.
Dernier conseil, testez avec vos propres lunettes, votre propre intercom si vous en avez un, et avec des gants. Un casque qui paraît parfait sur la tête nue peut devenir pénible en conditions réelles. Trois essais sérieux en magasin valent mieux qu'une heure de comparatifs en ligne.
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