Kit déco de moto : nos conseils pour le faire
Kiter sa moto fait toujours plaisir à son propriétaire et aux autres. Mais le fait de le faire ne doit en aucun cas constituer une charg...
Pour ton confort comme pour le look de ta moto, la selle joue un rôle clé, et quand elle commence à fatiguer, plusieurs solutions s'offrent à toi. Réponse directe : une housse de selle se choisit selon la matière, la taille adaptée à ton modèle et le style recherché, à partir de quelques dizaines d'euros. Mais il faut bien distinguer deux choses : la housse à enfiler, qui change l'aspect et protège, et la réfection complète chez un sellier, qui retravaille le revêtement et la mousse pour un vrai gain de confort. Ce ne sont pas les mêmes budgets ni les mêmes résultats.
Cet article est pour toi si tu veux rafraîchir l'aspect de ta selle, la protéger des intempéries, ou en finir avec les douleurs de fessier sur les longs trajets. Je t'explique comment bien choisir, ce que valent les différentes matières et mousses, combien ça coûte, et comment se passe la pose, que tu le fasses toi-même ou que tu confies le travail à un pro. On déroule tout, sans blabla.
Avant de te lancer, il faut comprendre que « habiller sa selle » recouvre deux réalités bien différentes, et c'est là que beaucoup se trompent.
La housse à enfiler, c'est une coiffe (en simili cuir, en gel ou en silicone) qu'on glisse par-dessus la selle d'origine et qu'on fixe avec un cordon, un élastique ou des crochets. C'est rapide, pas cher, disponible partout, et parfait pour protéger la selle, masquer un revêtement défraîchi ou changer le look. En revanche, sois lucide sur ses limites : posée sur la mousse d'origine, elle ne corrige pas un vrai problème de confort. Et certaines housses bas de gamme ont tendance à glisser en conduite ou à retenir l'eau sous la pluie, deux défauts à ne pas négliger.
La réfection (ou regarnissage), c'est le travail d'un sellier : on retire l'ancien revêtement, on retravaille ou on remplace la mousse, puis on pose un revêtement neuf, tendu et agrafé sur mesure. C'est plus cher et plus long, mais c'est la seule vraie solution si tu cherches à régler un inconfort de fond. À toi de voir selon ton besoin : un simple coup de neuf esthétique, ou un confort retrouvé.
Une fois que tu sais ce que tu veux, le choix se joue sur trois critères principaux : la matière, la taille et le prix. Détaillons chacun.
Le premier, c'est la matière. C'est elle qui détermine ton confort, la tenue dans le temps et la facilité d'entretien. Pour une housse ou une réfection, on conseille souvent le simili cuir (skaï), un revêtement souple, résistant et facile à nettoyer d'un coup d'éponge, qui s'adapte à la plupart des selles. Il s'étire légèrement, ce qui aide à épouser les formes lors de la pose. Si tu roules souvent, regarde du côté des similis dits agrippants (parfois à effet carbone) : ils t'évitent de glisser vers l'avant au freinage, un vrai plus côté maintien. Et pour rouler sous la pluie, vérifie que le matériau est imperméable et les coutures traitées, sinon l'eau finit dans la mousse.
Vient ensuite la taille et le type, qui dépendent de ta catégorie de moto. Une housse de selle de moto-cross n'a rien à voir avec celle d'un scooter ou d'un roadster : la forme, les dimensions, le dessus, les flancs et les nervures (les reliefs de la housse) diffèrent. Une selle de cross est étroite et longue, là où une selle de routière est plus large et plus plate. Prends donc une housse prévue pour ton modèle, ou bien ajustable, pour un rendu propre et bien tendu, sans plis disgracieux.
Enfin, le prix. Pour une housse universelle d'entrée de gamme, compte quelques dizaines d'euros, mais elle dure rarement très longtemps. Pour une réfection chez un sellier, les tarifs grimpent logiquement : il faut souvent compter autour de 100 à 200 euros pour un regarnissage simple, et plusieurs centaines d'euros pour un travail sur mesure avec mousse retravaillée, insert gel et finitions personnalisées. Sur la durée, une réfection de qualité revient souvent moins cher qu'une succession de housses jetables, tout en réglant vraiment le problème.
Quelle que soit ta moto, tu trouveras une solution adaptée à tes besoins. Voici les principaux atouts qui expliquent le succès de cet accessoire auprès des motards.
D'abord, l'aspect économique. Plutôt que de racheter une selle complète, souvent coûteuse, tu redonnes un coup de neuf à l'existante pour une fraction du prix. Tu conserves ainsi ta selle d'origine, et avec elle la valeur (parfois sentimentale) de ta machine. Pour une housse à enfiler, il suffit de choisir le bon modèle et de la fixer par-dessus, c'est l'affaire de quelques minutes.
Ensuite, le style. Une housse, c'est un peu comme un habillage : elle change l'allure de la moto et permet de jouer sur les couleurs, les matières ou les motifs. Chez un sellier, les possibilités sont infinies : surpiqûres décoratives, liserés colorés, cuir perforé, alcantara, look café racer ou allure sportive, le tout en rappel des couleurs du carénage si tu veux quelque chose d'harmonieux.
Enfin, et c'est le point le plus important pour les gros rouleurs, le confort. Une selle inconfortable vient presque toujours de la mousse, trop dure, trop molle ou pas taillée pour ta morphologie. Une simple housse n'y changera rien, mais une réfection oui. En retravaillant la mousse et la forme de l'assise, un sellier peut transformer ton expérience de conduite, surtout sur les longs trajets.
Si ton souci, c'est de souffrir au bout de 100 bornes, c'est sur la mousse qu'il faut agir. Voici les grandes options qu'un sellier peut te proposer, chacune avec sa logique.
La mousse haute densité offre un bon maintien et résiste au tassement dans le temps. C'est le choix polyvalent par excellence, idéal pour un usage quotidien (ville, trajets domicile-travail) et pour les motards plus lourds, car elle ne s'écrase pas comme une crêpe sous le poids. La mousse à mémoire de forme, plus accueillante, épouse ta morphologie et réduit les points de pression, parfaite en complément pour le confort. Enfin, l'insert gel est une matière visqueuse glissée dans la selle, pile là où il faut : il répartit la pression et absorbe les vibrations, excellent pour les très longues distances et les motards sujets aux douleurs. Petit bémol honnête : le gel chauffe plus que la mousse au soleil, et une selle exposée en plein cagnard peut devenir brûlante un moment.
Le bon compromis pour la plupart des motards, c'est souvent une base en mousse haute densité avec une couche d'accueil mémoire de forme, plus un insert gel ciblé si tu avales beaucoup de kilomètres. Un sellier pourra aussi creuser ou rehausser la selle pour ajuster la hauteur à la longueur de tes jambes, ou ajouter un petit dosseret pour le soutien lombaire. C'est du sur-mesure, et ça fait toute la différence.
La pose dépend, là encore, du type de housse. Pour une housse simple à enfiler, c'est à la portée de tout le monde : on la glisse par-dessus la selle et on la fixe, en veillant à bien la tendre pour éviter les plis. Pour une réfection, mieux vaut confier le travail à un sellier ou à un garagiste équipé : c'est plus technique, et le rendu en dépend.
Dans le cas d'une réfection complète, plusieurs étapes s'enchaînent. On commence par déposer la selle de la moto, puis on retire l'ancien revêtement usé en repérant les agrafes et points de fixation. C'est le bon moment pour revoir la mousse selon tes envies, en l'amincissant, en l'épaississant ou en ajoutant un insert, afin d'optimiser le confort et la position.
Vient ensuite le travail du patron, c'est-à-dire la découpe et l'assemblage du nouveau revêtement pour qu'il épouse parfaitement la forme de la selle. L'ancien revêtement sert souvent de gabarit. Les coutures et surpiqûres assurent à la fois l'esthétique et la solidité de l'ensemble. C'est une étape de précision : la selle a des courbes complexes et subit de fortes tensions, d'où l'intérêt d'un vrai savoir-faire de sellier.
Le revêtement est enfin tendu sur la mousse et agrafé sous la base de la selle. On tire fermement la matière au fur et à mesure, en agrafant de part et d'autre, du milieu vers les extrémités, pour répartir la tension et éviter tout pli. Un revêtement bien posé tient des années. Côté entretien, nettoie ta selle régulièrement avec un produit adapté, aère-la après la pluie et évite l'exposition prolongée au soleil, qui finit par craqueler le simili.
Pour conclure, habiller sa selle est un moyen simple et abordable de rafraîchir sa moto, et parfois de transformer son confort. Pour résumer : une housse à enfiler suffit pour le look et la protection, à poser soi-même pour quelques dizaines d'euros, tandis qu'une réfection chez un sellier (autour de 100 à 200 euros, plus pour du sur-mesure) règle les vrais problèmes d'assise. Mon conseil de motard : si ta selle est juste défraîchie, une housse de qualité bien agrippante fait des merveilles pour pas cher. Mais si tu souffres du dos ou du fessier sur la route, n'investis pas dans dix housses, va voir un sellier et fais retravailler la mousse une bonne fois. C'est là que le confort se gagne, et des heures de route sans douleur, ça n'a pas de prix.
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